Le Premier ministre marocain tente de dissiper les craintes d'une pollution de l'eau

07.02.18, 19:53
Saad-Eddine El Othmani, le 7 février 2018, au barrage de Sidi Mohamed Benabdallah, au Maroc. | Stringer, AFP
Saad-Eddine El Othmani a tenté, mercredi, de tempérer les inquiétudes nées après des articles de presse sur la pollution d'un barrage qui alimente en eau potable des millions de Marocains.

Le Premier ministre marocain, Saad-Eddine El Othmani, s’est mis en scène mercredi 7 janvier pour tenter de dissiper les craintes de la population sur une possible pollution de l’eau.

Depuis fin janvier, médias et ONG de défense de l'environnement affirment que l'eau du barrage Sidi Mohamed Benabdallah, dans l'ouest du pays, a été infectée avec le rejet d'eaux usées provenant de deux prisons situées à proximité, suscitant l'inquiétude des habitants, voire une certaine psychose, selon des médias marocains.

Ce barrage alimente en eau près de sept millions de personnes vivant sur le littoral entre Casablanca et Rabat.

Sous les crépitements des flashs des photographes conviés pour l'occasion, Saad-Eddine El Othmani a bu un verre d'eau issue du barrage. "Cette eau est potable (...) vous êtes entre de bonnes mains", a-t-il assuré.

"Aucun danger pour la santé", selon l’ONEE

Le chef du gouvernement a aussi dit vouloir "dissiper les doutes" sur la qualité de cette eau, tout en vantant le "travail sans répit" des cadres de la station de traitement de ces eaux, qui "prennent toutes les précautions" sur le plan sanitaire.

L'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) avait auparavant assuré que cette eau ne présentait "aucun danger pour la santé", sans pour autant parvenir à éteindre la polémique.

L'affaire a même atterri devant le Parlement, où la secrétaire d'État chargée de l'eau, Charafat Afailal, avait été convoquée fin janvier pour s'expliquer.

Elle avait alors reconnu le déversement d'un excédant d'eaux usées dans le barrage, qui représente "0,2 million m3, contre un volume de remplissage de 700 millions m3". L'eau restait néanmoins "propre, potable et consommable", avait-elle martelé.

Avec AFP

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Article mis à jour le 07.02.18
par  
FRANCE 24