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Climat, Syrie, Russie : retour sur les principales déclarations de Trump et Macron

13.07.17, 22:45
Donald Trump et Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse commune, à Paris, le 13 juillet 2017. | Alain Jocard, AFP
Emmanuel Macron et Donald Trump ont donné une conférence de presse commune, jeudi. Ils ont affiché leur différence de point de vue sur l'accord de Paris, mais ont néanmoins souligné les sujets sur lesquels ils veulent travailler de concert.
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Donald Trump est arrivé jeudi 13 juillet à Paris. Le président français, Emmanuel Macron, a officiellement accueilli son homologue américain en milieu d'après-midi à l'hôtel national des Invalides. Les deux chefs d'État ont eu un entretien à l'Élysée en fin de journée, suivi d'une conférence de presse commune dont voici les principaux points abordés.

• Syrie

Emmanuel Macron a déclaré qu'il ne faisait plus "du départ et de la destitution de Bachar al-Assad une condition préalable à l'intervention de la France" dans les discussions sur la Syrie. "Nous avons en effet changé la doctrine française à l'égard de la Syrie pour pouvoir avoir des résultats et travailler de manière très étroite avec nos partenaires, en particulier les États-Unis d'Amérique", a confirmé le chef de l'État. "Cela fait près de sept ans que nous avons fermé notre ambassade à Damas, que nous n'avons plus de contact avec Bachar al-Assad et que nous avons posé cette condition, sans aucune efficacité", a fait valoir le président français.

Le président américain Donald Trump a pour sa part estimé que le cessez-le-feu en Syrie démontrait l'utilité du "dialogue" avec le président russe Vladimir Poutine la semaine dernière pendant le G20. "Grâce au dialogue, nous avons pu obtenir un cessez-le-feu [dans le sud du pays, NDLR]. Il va durer un moment et franchement, nous travaillons à un second cessez-le-feu dans une partie très difficile de la Syrie", a-t-il indiqué.

• Accord de Paris sur le climat

Emmanuel Macron a expliqué qu'il "respect[ait] la décision" du président américain de retirer les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat auquel lui-même "reste attaché". "Est-ce que c'est irrémédiable ? (...) J'entends qu'il y a des engagements qui ont été pris, le président Trump va pouvoir travailler sur ce sujet. Mon souhait, c'est de continuer à discuter avec les États-Unis d'Amérique et le président Trump sur ce sujet qui est extrêmement important", a souligné Emmanuel Macron.

>> À lire aussi : "G20 : un accord de Paris 'irréversible' mais la divergence des États-Unis entérinée"

Le président américain Donald Trump a affirmé de son côté que "quelque chose pourrait se passer" sur l'accord de Paris, sans plus de détails.

• Relation franco-américaine

Les deux dirigeants ont multiplié les amabilités lors de cette conférence de presse, Donald Trump affirmant les "liens indestructibles" avec la France, Emmanuel Macron évoquant la "détermination" des deux pays à "travailler ensemble" et qualifiant son homologue d'"ami".

"Je peux sans hésitation vous dire que ce soir, nous aurons à la tour Eiffel un dîner d'amis. Parce que nous sommes les représentants de deux nations qui sont alliées depuis toujours et parce que nous avons construit une relation forte à laquelle je suis attaché, parce qu'elle est importante pour nos deux pays", a déclaré le président français.

>> À lire aussi : "Trump à Paris : mais où est son mystérieux ami Jim ?"

• Ingérence russe lors de l'élection américaine

Intérrogé par une journaliste américaine sur ce sujet, le président américain Donald Trump a défendu son fils Donald Jr., mis en cause pour sa rencontre avec une avocate russe présentée comme détentrice d'informations compromettantes sur Hillary Clinton, pendant la campagne présidentielle.

>> À lire aussi : "Trump Jr. affirme n'avoir pas parlé à son père de sa rencontre avec une avocate russe"

"En ce qui concerne mon fils, c'est un jeune homme merveilleux. Il a eu une rencontre avec une avocate russe. Pas une avocate du gouvernement, mais une avocate russe. C'était une brève rencontre", a-t-il dit. "D'un point de vue pratique, je pense que la plupart des gens auraient accepté cette rencontre", a-t-il ajouté. 

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Article mis à jour le 13.07.17
par  
FRANCE 24